
Fleurd’oranger
Cueillie en avril autour de Grasse et distillée le jour même. Elle donne leur éclat aux quinze premières minutes.

Fleur d’oranger, rose de mai, iris et ambre. Une eau de parfum qui reste dans une pièce bien après votre passage.
La tête se sent le premier quart d’heure, le cœur jusqu’à la deuxième heure, le fond jusqu’au lendemain matin.
Cueillie en avril autour de Grasse et distillée le jour même. Elle donne leur éclat aux quinze premières minutes.
La rose centifolia de Grasse, cueillie à la main au lever du jour, encore couverte de rosée. Elle tient le cœur du parfum.
Le rhizome sèche trois ans avant d’être distillé. Il apporte la note poudrée qui adoucit la rose.
Labdanum et benjoin, deux résines, puis le santal et la fève tonka. C’est ce qui reste sur une écharpe le lendemain.
100 ml, rempli et numéroté à la main à l’atelier.
Chaque essai se sent sur trois mouillettes de papier, à six heures du matin puis le soir. Voici la formule arrêtée, en parties pour cent du concentré.
Les trois mouillettes d’un essai sont trempées ensemble, puis senties l’une après l’autre : aussitôt, deux heures plus tard, le lendemain matin. Une formule n’est arrêtée que si les trois tiennent.
Premier essai en mars 2022, quatre-vingt-seizième en février 2024.
L’atelier occupe un ancien séchoir à fleurs sur les hauteurs de Grasse. Nous y composons une formule à la fois, à deux, et nous ne la sortons que lorsqu’elle tient une journée entière sur la peau. Sillage N° 1 a demandé deux ans.
« La rose de mai se cueille trois semaines par an, avant dix heures. Après, la chaleur lui prend son odeur. »Claire Aubanel, parfumeuse de la maison
Chaque matière naturelle a sa saison. Nous achetons la récolte de l’année et ajustons la formule à chaque nouveau lot.
En quatre-vingt-seize essais, des dizaines de matières ont été essayées puis écartées. En voici quatre, et ce qu’il en reste.

Essayée pour le cœur, écartée au 41e essai : trop sucrée à côté de la rose.

Essayée pour la nuit, écartée au 58e essai : en une heure, elle couvrait l’iris.

Senti dès les premiers essais, trop discret pour entrer dans la formule. Sa couleur est devenue celle de l’écrin.

Écarté au 70e essai, trop proche de l’héliotrope. Il en reste une trace dans l’accord poudré.
Une seule formule, Sillage N° 1, en trois concentrations. Plus elle est dosée, plus le fond prend le pas sur la tête.

La fleur d’oranger et la bergamote passent devant. Tenue de quatre à six heures.

La concentration de référence : la rose et l’iris au centre, l’ambre en fond. Tenue d’environ douze heures.

L’ambre et le santal prennent la place, au plus près de la peau. Quelques gouttes suffisent pour la nuit.

Eau de parfum, 100 ml145 €
Flacon de verre dépoli numéroté à la main, écrin de lin, échantillon de l’extrait offert. Expédié de Grasse sous 3 à 5 jours.



